François Boisrond
Styles renouvelés
François, il est l’un des fondateurs de la Figuration Libre. Son parcours artistique est aussi riche que le personnage qu’il est devenu. Son travail, dans une évolution naturelle, change d’aspect au fil des ans, ce qui confère à l’artiste une certaine part de mystère, relevant toujours le défi de se surpasser, de changer, d’apprendre…
Si nous connaissons les débuts de Monsieur Boisrond, toujours colorés, cernés de noir, où l’inspiration pop et bande dessinée sont omniprésentes, l’artiste maîtrise si bien le feutre et le crayon, qu’il s’est octroyé la liberté de basculer vers un pointillisme bien à lui, des scènes de plus en plus réalistes et un effet quasi photographié.
Ainsi, son œuvre des années 80 à aujourd’hui traverse les générations sans prendre de coup de vieux.
Quelle humilité que de se réinventer, vers de nouvelles pratiques, quel courage de s’aventurer vers un nouveau trait. Et si le propre de l’artiste est de créer, François Boisrond en est la preuve humaine et spirituelle.
Pourtant, et malgré le chemin parcouru, une note persiste, comme celle du parfum qui s’accroche aux vêtements. Pourtant et malgré la vive transition des couleurs aux sobres nuances du quotidien, demeure une patte, un trait, une sorte de naturel qui revient au galop.
Celui sans doute d’une main qui n’a jamais cessé de dessiner.
On peut vous l’assurer, François, ça vaut le coup de le croiser.
Only Maple Trees Cry
Franck Auguste Pitoiset
Si on vous disait que cette œuvre est réalisée avec deux crayons, le croiriez-vous ?
Patience semble être le maître-mot de Franck Auguste Pitoiset. Son travail minutieux impressionne tant la technique est maîtrisée, tant la minutie est vivace. Passionné, stratégique, attentif et persévérant, l’artiste offre à voir une œuvre constante dans l’aboutissement, passionnante pour quiconque y dépose le regard.
L’œuvre Only Pantle Trees Cry est décomposée en 3 panneaux qu’il est possible d’acquérir seul ou à triptyque. Le triptyque permet une lecture progressive et décrit une courte fable, tandis que le panneau isolé fait un arrêt sur image… Et l’érable pleure.
Pour la petite histoire, il est vrai que seuls les érables pleurent. Lors de fortes chaleurs, l’arbre sous pression pleure sa sève… Alors cet arbre, non comptant d’être esthétique, s’émeut, et cela, il fallait bien le dessiner.
Franck Auguste Pitoiset s’adonne depuis peu à la photographie et ses clichés reflètent sans le savoir ce trait, cette patte qui composent ses productions finement travaillées. On s’y perd pour y revenir, contemplatif. Et si, à l’instar des arbres dessinés, nos larmes venaient à couler, l’artiste aura alors tout gagné.